Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 22:18

Effets secondaires



                                                              Comme vous le voyez, çà va beaucoup mieux

lunette6lx-345444baf-354535912-1-.jpg 

Je pensais vous laisser pour de bon, mais il m’était impossible de ne pas vous narrer mes dernières péripéties. Rien de dramatique mais encore beaucoup trop d’émotions causées  par de mauvaises rencontres qui peuvent joncher le parcours de patients en attente de réconfort.

Il me semble important de vous faire partager ces mauvaises expériences  et de vous rappeler que deux avis valent mieux qu’un et, que,  quoi qu’il arrive, il vaut mieux s’adresser à « votre  spécialiste » …..Et ne pas écouter n’importe qui, même s’il fait partie du corps médical.

 

Alors que le traitement tire à sa fin…..je dis « tire à sa fin » car les épreuves les plus  pénibles sont passées, il n’en reste pas moins que j’ai encore ma petite injection d’herceptine toutes les trois semaines. Aucun effet secondaire mais tout de même une injection de produit pendant une heure en utilisant la fameuse chambre* !

 

*Pour les néophytes, la chambre est un petit dispositif mis en place sous la peau et qui permet d’injecter directement dans la veine tous les traitements de chimio. Visuellement, si vous n’êtes pas trop épaisse comme moi, çà vous fait une petite bosse et un tuyau apparent sous la peau limitant l’usage des hauts échancrés !

L’usage de la chambre vous évite d’avoir des trous partout sur vos mains bras ou autre.

 

Ainsi comme une brave «jaguar» qui retourne au garage, je viens faire mon plein toutes les trois semaines.

 

A part ce traitement et quelques médicaments à avaler, le traitement est fini !

Ne pas oublier le voyage en AMBULANCE avec départ matinal (des fois très tôt), trajet hasardeux (les chauffeurs n’ont pas toujours le bon trajet),  retour aléatoire (l’attente du retour et parfois longue) !

Je reste donc avec un résidu d’effets secondaires...

L’effet secondaire le plus désagréable est celui qui concerne mon œil.

Rappelez-vous, avec la chimio, j’avais un regard de poisson rouge.

Le canal lacrymal se bouche et les yeux pleurent !

C’est un paradoxe : Plus l’œil est sec, plus il est mouillé !

Néanmoins, les choses s’arrangent, petit à petit, mais malheureusement pas de façon symétrique !

Le résultat n’est pas mal, vous vous retrouvez avec un œil grand ouvert et indemne alors que l’autre est à moitié fermé avec la paupière pendante…..c’est la seule fois ou le costume du pirate vous tente !

 

On va rester comme çà, il faut réagir !!!!!

Première chose, interroger le personnel lors de ma prochaine injection d’herceptine. Ils ont l’habitude, ils sont à l’écoute, ils vont me rassurer !...

C’est ainsi qu’à l’occasion d’une visite, je demande à rencontrer LE DOCTEUR de permanence au service de chimio. Il faut savoir que j’ai toujours été une patiente assez facile et que j’ai fort peu sollicité les personnes de permanence en chimio. (Il y a des restes d’éducation qui vous bouffent parfois la vie)

Cette fois-ci, j’en ai besoin, de plus, nous sommes sollicités pour un rendez-vous éventuel, alors pourquoi se priver ?

Me voilà donc reçu  par « LE DOCTEUR de permanence Chimio ».

Il me reçoit, mais au premier contact je sens déjà que çà le contrarie légèrement.

Je sors ma liste de questions et lui fais partager mes inquiétudes.

Au fur et à mesure des questions je le vois visiblement devenir très impatient d’en finir.

Je  lui demande donc,  si mes questions le fatiguent ! Et bien il me répond que oui, qu’il n’est pas là pour çà, que ces questions auraient dû être vu avant ……et que,de toute façon, c’est du domaine de mon oncologue (oncologue, c’est cancérologue dans la langue des « docteurs  »; çà fait moins peur mais c’est grave quand même !)

MORALITE……pensez à poser les questions avant d’avoir les problèmes ! Mais quels problèmes, c’est la bonne question !

Alors , pourquoi me demander si je souhaite voir un médecin si ce dernier ne souhaite pas me voir !

Son attitude est néanmoins très surprenante.

Après m’être  assurée que je n’étais pas filmée pour « surprise surprise », que je n’avais pas été reçu  par « lafesse » (le comique) je me lève et m’apprête à partir.

J’en profite pour lui faire partager la surprise que m’inspire la lecture des résultats de l’étude de  « satisfaction client » affiché en grand, sur un tableau en salle d’attente .

Après l’avoir complimenté sur son implication à faire évoluer ces statistiques dans le bon sens, je m’en vais en claquant la porte !

Ma sortie est remarquée  par les infirmières !

Elles me connaissent, savent que je suis calme et bien élevée d’ordinaire et viennent quérir quelques explications.

Je relate les faits  et les surprends. Néanmoins, la plus ancienne d’entre elle, répond à mes questions, point par point, avec compréhension et professionnalisme.

Je rentre ainsi, un peu rassurée, mais sans solution pour mon œil.

D’un coté, je vois « total écran », de l’autre je suis en « 16/9éme »..

C’est là que j’ai une idée de génie…celle de consulter un ophtalmologue.

Je recule devant rien et  sous 24h j’obtiens un rendez-vous chez un ophtalmo qui me déclare «  ne voit rien » et m’en colle pour 65€…plus un collyre !

Au passage, il me fait une ordonnance pour me refaire des lunettes progressives « spéciales ».Spéciales, çà veut dire que je dois aller les commander chez un opticien proche de son cabinet. Car il faut éviter certains grands groupes d’opticiens qui n’auraient  pas su effectuer la commande ! De puis lors, je passe dans le quartier du lunettier en question avec la fierté de quelqu’un qui traverse « la Silicone Vallée » des binocles.

Quelques jours plus tard, je retourne le voir et là, pour 65€ je suis beaucoup mieux servi avec une ordonnance pour un scanner pour raison de suspicion de syndrome de «  claude bernard horner ».

SYNDROME DE CLAUDE BERNARD HORNER

Syndrome dû à la paralysie unilatérale du sympathique cervical mais qui peut se voir également dans certaines atteintes des hémisphères cérébraux ou du tronc cérébral.

Il se caractérise par une diminution de la pupille (myosis), un rétrécissement de la fente des paupières, un globe oculaire qui est plus enfoncé dans l'orbite. La température de la joue est plus élevée que du côté sain et une sudation plus importante se manifeste du même côté de la face.

Cette atteinte périphérique des fibres sympathiques peut se manifester par exemple lors du développement d'un processus malin dans la région du dôme pleural (sommet du poumon).

En clair, suspicion d’un cancer des poumons ….

Je rentre donc le moral dans les chaussettes….

Nous sommes vendredi soir 17 heures! Comment être rassurée rapidement ? Je ne me vois pas passer un w.e comme çà, avec cette incertitude….

Après quelques démarches culottées et la bienveillance d’alliés de choix, j’obtiens un rendez-vous pour un scanner le lendemain 16heures……verdict : il n’y a rien madame, rien du tout…ni aux poumons, ni au cou, ni au cerveau ni à la tête,  alouette…

Malgré l’analyse apaisante de cette radiologue, à qui j’aurais bien fait la bise, le doute me perturbe encore….

Je récupère le compte-rendu des scanners le lundi et j’essaie de percer les secrets des commentaires médicaux…..ne jamais faire çà si vous parler pas le « docteur » couramment….

Derrière ces mots savants se cachent les pires maux barbares !

La sérénité ne reviendra que quelques jours plus tard avec les commentaires avisés de mon oncologue préférée et attitrée, qui aura pris la peine de  se déplacer pour me recevoir.

Une fois de plus, n’allez pas chercher les solutions partout.

Cette maladie est bien particulière et ne peut être traitée que par les spécialistes de ce domaine.

docteur-house-nico-di-mattia-speedpainting-V451-1-.jpgJ’aurai du retenir la leçon de cet été….où, après avoir consulté pour des œdèmes aux jambes (effets secondaires de chimio bien connus) je me suis fait administrer des diurétiques par un médecin généraliste local (spécialisé en médecine du sport)…çà a fait de l’effet et ce fut du sport…mais pour les jambes rien.

Par gwenola ROYER KERGOURLAY - Publié dans : livre1 - Communauté : Ecrire pour le plaisir
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Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /2009 18:13





Rendez vous 20 heures au cabinet, j’ai reçu vos résultats………… 

Voilà le début d’une histoire tellement banale  en général mais tellement douloureuse pour moi en particulier……vous avez un cancer du sein de grade trois,   

Le verdict est donné et le monde s’écroule…

« Pourquoi moi ?   Qu’est ce que j’ai fait ???? »

 

L’histoire commence par une mammographie qui semble normale, cependant une petite voix me pousse à demander une étude approfondie et une échographie est faite.

« Il y a peut être quelque chose mais rien de grave rassurez vous,

 Nous allons faire une biopsie par sécurité »

 Rendez vous est pris pour la biopsie, et là encore des propos rassurant  «  rien de grave nous allons faire des prélèvements ………. »   la suite vous la connaissez

 

Le protocole est établi et le programme des deux ans à venir est fixé……

La majorité des contacts avec les médecins se passent bien et je vous épargne les mauvaises rencontres « rares » avec quelque spécialiste gonflée d’orgueil et de certitudes médico-médicales à la psychologie  néandertalienne……

 

Pour le reste je remercie ma gynéco de m’avoir appelée pour s’excuser d’avoir eu à m’annoncer la mauvaise nouvelle, se demandant si elle s’y était bien prise……

Je lui ai rétorqué que j’aurais préféré qu’elle me l’annonce en chantant !!!!

L’humour revient  et le combat peut commencer !   Elle avait pourtant  fait comme il fallait.

 

Bref voilà le programme :

6 séances de chimiothérapie (2 séries de trois)

30 séances de radiothérapie

Traitement hormonal

18 injections d’hormonothérapie….

 

Avec tout cela,  c’est la fin de mon activité professionnelle pour l’instant……

 

J’attaque les chimios, je perds mes cheveux je rencontre mes copines d’infortune au rythme de mes « randonnées » à l’hôpital et j’y découvre que le manque d’activité pèse à tout le monde, le manque de rencontre et de contact aussi …..

 

Pourtant les structures hospitalières proposent des choses :

Comment se maquiller, se coiffer avec une perruque un turban, un chèche…….

Bref tu veux sortir du truc et t’y retournes à la vitesse grand V ………et puis c’est fermé l’été ….on est jamais malade en été…. !

 

D’un autre côté, avec ton look à la Kojak, tu te vois pas aller au yoga ou à la gym aquatique….en plus il faut que tu sois régulière et le mal de mer qui t’habite toutes les trois semaines est difficile à expliquer à moins de cracher le morceau !

 

En plus : à qui tu vas raconter tes petites misères de cheveux, de courbatures, de manque de salive, d’ongles, d’aphtes ,   de ton nouveau regard de poisson rouge sans tes cils et tes sourcils………et  de  l’utilité, nouvellement découverte, des poils de nez !

 

 

 

Il faut donc faire quelque chose et il m’est venu une idée. 

Dans la société que je viens de fermer, j’organisais des cours de peinture décorative.

 

Pourquoi ne pas recommencer et je vous  propose d’organiser des cours de peinture décorative spécialement  pour nous…. En plus de la peinture cela pourrait constituer un lieu d’échanges et de rencontres pour s’aider et faire partager nos bons tuyaux….

 

A  toutes fins utiles je vous joins l’adresse de mon blog professionnel pour que vous puissiez voir ce qui peut être fait en peinture décorative.       

       ateliergwen.com

 

Je compte sur vous pour me faire part de votre avis sur cette démarche…

Bon courage à toutes.  

 

 

Par gwenola ROYER KERGOURLAY - Publié dans : livre1
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Mercredi 15 juillet 2009 3 15 /07 /2009 10:19

 

DIAGNOSTIC .....


Après une soirée difficile .... Une grosse crise de larme....
Les questions reviennent. Tout d'abord sur le pourquoi.
Pourquoi moi ?....qu'est ce que j'ai fait pour mériter çà ?
Comme si une punition divine venait contrebalancer de mauvaises actions.
Puis les questions portent sur le comment, qu'est-ce qui va m'arriver...mammectomie, chimiothérapie...
Bien sûr on imagine le pire...mais avant tout il faut prendre les bonnes décisions ...
24 HEURES pour choisir l'établissement ...bien évidemment je reçois les conseils avisés de mes médecins référents, mais cette fois ci je n'irai pas n'importe où......fini la clinique des Oiseaux de BIDOUILLE SUR SEINE où l'éminent professeur TROUGNARD* ne traite que 3 cas (similaires au mien) par an. De même hors de question d'aller dans une usine à CANCER ou les patients, qui du reste fort bien traités, sont noyés dans la masse des pathologies.
Non, je cherche un établissement efficace, humain et avec un service après vente à la hauteur
Le guide du routard ne s'occupe pas encore de cela mais il y a d'autres pistes sur internet ou dans des hebdomadaires sérieux qui sortent annuellement un hit parade ,avec le nombre de cas traités par affections et aussi des notes d'évaluations.
Je fais mon benchmark, je choisis, je fais réagir mes médecins sur ce choix et je prends rendez vous.
Première bonne nouvelle, la tumeur est petite, il sera donc juste nécessaire de retirer la tumeur mais le sein est sauvé.
L'intervention est prévue un lundi et je rentre à l'hôpital un dimanche après midi.
Je suis surprise de voir que ma chambre contient 2 lits. Un peu plus tard je constate qu'une inconnue vient s'installer dans « ma » chambre ........et qui devient de fait « notre » chambre.
Nous faisons connaissance et partageons nos angoisses.
Les soins et les examens s'enchainent et l'intervention se déroule correctement.
L'intervention consiste à retirer tout ou partie du sein et à prélever le ganglion dit « sentinel» .Ce dernier permettant de prendre les bonnes décisions pour la suite du traitement.
Au cours de nos divers examens, nous nous déplaçions en groupe.
Nous étions appelés les GS par le personnel hospitalier.
Une de mes copines d'infortune dotée d'une toute petite poitrine m'interroge sur la signification de l'appellation GS ........
La réponse fuse : « Gros Seins, mais caches toi avant que tu sois découverte...
En fait c'était GS pour "ganglion sentinel".
Ce ganglion est analysé pendant l'intervention et donne lieu à une seconde analyse après intervention (et peut être mise en culture).
C'est donc le résultat de cette analyse que je viens rechercher 10 jours plus tard.
Je retrouve ma copine de chambrée qui est habitée des mêmes angoisses que moi et nous nous souhaitons bonne chance. Elle passe en premier et au bout de 20 minutes ressort avec « sa sanction » : 30 séances de radiothérapie. Le verdict est dur mais acceptable.

Vient mon tour de rentrer dans le confessionnal....m'en sortirai-je avec 10 « pater » et 5 « ave » ?

Bonjour, je suis le docteur CHKOUMOUN* et suis chimiothérapeute.........

Fessue mais pas callipige voila le toubib en bas resille.......

Ce n'était pas la peine de continuer je voyais l'avenir se noircir d'un seul coup....la principale chose à éviter étant la chimio !
La scène suivante devient sur- réaliste, le docteur CHKOUMOUN se met à me lire un compte rendu opératoire suivi du détail des chimiothérapies à venir avec détails des potions magiques et pratiquement les formules chimiques.
Je n'ai pas fait ni pharmacie ni médecine « deuxième langue » et n'ai donc rien compris..
Je n'ai pas présenté mon passeport, je n'ai pas franchi un poste frontière ....Je devrais donc comprendre ce que l'on me dit !.... et pourtant. ....
Je lui demande de m'éclaircir sur l'opération et les soins à venir et la litanie recommence....
Une pensée me traverse : blouse blanche = docteur, mais bas résille = quoi? Les clichés ont la vie dure.
Je m'énerve et demande une explication basique et en français.
« Vous avez un cancer très virulent qu'il faut traiter avec 6 séances de chimio, 30 séances de radiothérapie et 18 séances d'immunothérapie. »
Sauf que je ne suis pas d'accord, j'ai bien précisé avoir des antécédents médicaux et de ce fait devoir absolument éviter la chimio....
« Mais Madame calmez vous, nous savons ce que nous faisons »
Ces seuls mots de connaissance absolue m'ont mis les nerfs à vif.
J'ai vécu 4 années de cauchemar à cause d'un de ces semblables qui sous prétexte de connaissance absolue m'avait opéré de la vésicule biliaire par célioscopie et m'avait arraché le canal cholédoque.
Bilan de l'histoire ,la bile a détruit une partie du foie et a engendré une septicémie.
Ces complications sont survenues deux jours après l'opération, lorsque ce bon chirurgien était parti en vacances se faisant remplacer par un confrère dont la compétence n'avait pas été discutée au temps où il pouvait encore pratiquer la chirurgie.
Ce brave homme m'a proposé d'attendre le retour de son confrère « qui rentre dans moins d'une semaine » seule personne compétente pour traiter le problème.
Pas très cool d'attendre une semaine avec une septicémie.....
Retour chez mon médecin traitant qui m'oriente directement aux urgences pour une prise en charge immédiate. Le tout accompagné d'un petit coup de fil bien inspiré au toubib incompétent qui me laissait dans mon état sans réagir......avec l'expérience nous avons appris que c'était par peur de perdre un client pour la clinique .... (Perdre comment ? la question reste posée !)
Arrivée à la clinique : examen, ponction du liquide en traversant le foie sans anesthésie (si vous pouvez évitez çà, c'est une expérience peu recommandable).
Puis opération de 5 heures pour obtenir une demi-victoire suivie de nombreux épisodes d'attaques bactériennes (septicémies encore) le tout étalé sur deux années.
Deux années à se demander pourquoi j'avais, comme un vieux colon ayant passé 10 ans en Afrique, des crises de simili palud...........OUT AFRICA sans les avantages ! Je n'ai même pas fait d'avion avec Robert Redford !
Puis vient le jour ou je me prends encore plus en main et décide de voir le vrai spécialiste, le ténor du bistouri en réparation biliaire, le maestro du drainage, le grand ponte de la pathologie du foie.
J'ai eu son adresse par une amie qui connaissait un toubib qui connaissait....bref j'ai obtenu le tiercé des trois meilleurs et j'ai obtenu un rendez vous avec le meilleur des meilleurs.
En 5 minutes ce dernier m'a expliqué comment se passeraient mes 2 prochaines années médicales ....Il a eu raison et il m'a réparé mon traumatisme avec succès.
Les deux années promises n'ont pas pour autant été une partie de plaisir mais le résultat est là.
C'est pourquoi maintenant je souhaite avoir affaire au spécialiste ........
Nous avons fait des démarches juridiques, les expertises nous ont données raison, la clinique a été fermée (grâce à nous et à d'autres) et ils ont payé.
Il s'agissait de gens gonflés d'orgueil et qui savaient de quoi ils parlaient !!!!eux aussi!!!!
Alors MISS BAS RESILLE n'allait pas anéantir autant d'effort !!
Je l'informe donc qu'il n'y aura pas de chimio sans avis favorable de mes spécialistes du foie et je lui demande de me fournir l'intégralité du protocole.
Mon spécialiste a donné son accord .........Je me suis résigné à la chimio et j'ai eu droit à un autre chimiothérapeute ........Je n'ai pas revue MISS BAS RESILLE...

*Noms imaginaires NE LES CHERCHER PAS DANS L'ANNUAIRE














                                   




 

Par gwenola ROYER KERGOURLAY - Publié dans : livre1
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /2009 06:50




2eme chapitre
premiére CHIMIOTHERAPIE

 

Drôle de maladie mon cancer………….la maladie ne me rend pas malade par contre le remède risque de me mettre KO.

 

Cette partie de l’aventure commence par deux rendez vous importants:

Le premier pour l’installation de la « chambre ».Il s’agit de vous greffer sous la peau un appareil qui permettra de vous injecter les produits directement sans vous détruire les veines.

C’est bénin, çà fait pas mal …….mais le gars il attaque quand même au scalpel !

 

Le deuxième rendez-vous avec une infirmière qui aura pour mission de vous ruiner le moral pour la journée et voir plus en vous détaillant les risques de voir apparaitre des « dommages collatéraux » avec le traitement prévu.

Et en principe elle y arrive très bien .Ce qui la sauve ,à mes yeux ,c’est qu’elle est très pro et très sympathique…elle fait son boulot !

Donc les effets de la chimio sont différents selon les produits injectés.

Pour ma part c’est très simple avec la première série de trois chimios je dois m’attendre :

A faire de la tachycardie, à avoir des nausées,  à ne plus supporter les odeurs, manger et boire du métal, ne plus avoir envie de dormir , et au bout du 11eme jour perdre mes cheveux et mes poils de toutes sortes…tant mieux pour les jambes  et le maillot ….…

La deuxième  série de chimio va faire apparaitre d’autres désagréments  plus dure pour certain, plus cool pour d’autre……..je vous épargne la composition du cocktail. Je laisse çà à miss Bas Résille !

Toujours est-il que chaque injection provoque une sorte d’état grippal avec courbatures  et tout le tremblement (au propre et au figuré) et pour la première injection on vous garde en hospitalisation. Ensuite vous  risquez de perdre vos ongles et peut être même être ménopausée…

Donc tout va bien ! plus de nausées et les cheveux pourraient peut-être recommencer à pousser….

En plus tout au long de votre parcours vous aurez toujours de bonnes âmes pour vous rappelez que lorsqu’ils repoussent,  ils repoussent beaucoup plus beaux !!!  
En attendant c’est vous qui vous déplacez en « décapotable ».

 

 

Tout çà c’était la théorie maintenant nous passons à la pratique :

Rendez vous à l’hôpital, consultation avec chimiothérapeute  (pas miss Bas Résille, une neuve)

Puis passage à l’injection ….. Rencontre avec mes nouvelles copines  de shoot….

Pas grosse ambiance, des personnes désireuses de faire des choses mais quoi ?mais où?.. .

L’ennui, la peur, la solitude, l’impression d’appartenir à un monde différent……

 

Commence à germer mon idée de lancer mes cours de peintures décoratives et patines !

 

Après ma première chimio, petites nausées légères, petites difficultés à supporter les odeurs, mais rien de terrible qui ne puisse m’empêcher de prendre le RER et de faire mon petit tour dans la capitale.

Visiblement la situation parait anormale, je devrais être malade et clouée au lit……..

On verra la prochaine fois si c’est la même.

En attendant , il est prévu de perdre son système pileux donc plan d’action !………..

En premier, direction l’esthéticienne pour tatouage des sourcils ……..

Ensuite, prise de rendez-vous chez le plus important « dealer » de perruques de la capitale……

Là ,la classe, réception dans petit salon personnalisé.

Une personne fort sympathique nous reçoit avec la gravité de circonstance qui siée à cette douloureuse occasion.

Et avec son concours, je vais faire ma chochotte et attaquer une période de 1h30 d’essayage.

Après une petite discussion avec ma conseillère : court , moyen ,long ,même couleur, changement de couleur…..Je me retrouve devant le plus important  assortiment de scalps qu’il m’ait été donné de voir…..Et tour à tour de Britney Spears  à Mireille Mathieu en passant par Céline DION et  le travelo du quartier je cherche mon nouveau look…….Rassurez-vous , le naturel revient au galop et le résultat de mes choix me ramène à un look assez semblable au précédent celui d’avant ma première coupe de cheveux préventive.

Avant ma 1ere chimio, il fallait choisir « casque » ou »« pas casque » …

Les nouveaux traitements de chimio proposent, afin d’éviter la perte de cheveux, de porter un casque « réfrigéré » à –x degrés. Ce processus n’empêche pas la chute des cheveux mais il l’a ralenti et la rend moins importante.

La perspective de me voir avec une chevelure mitée, semblable au pelage d’un vieux nounours retrouvé dans un grenier, ne m’enchante guère.
Mettre mes neurones au congélo pas plus !

Alors je choisis la version « sans casque ». Afin de me préparer à la perte de mes cheveux, je passe chez le coiffeur pour demander une coupe intermédiaire pour ne pas passer des cheveux longs (épaule ) à la boule à z.

 

Comme prévu, le 15 ème jour, les cheveux commencent  à  tomber .

C’est une épreuve très difficile de passer sa main dans ses cheveux et d’en voir partir des mèches entières ……

Grande décison à prendre…….il faut tout raser pour être tranquille…….

Direction le grand magasin de perruques  pour aider à la chute des cheveux, mettre en place la perruque avec réglages et adaptation personnalisée !

J’ai été rasée c'est sûr, mais j’ai eu de la chance, j’ai évité le goudron et les plumes….

Pas facile l’image qui se reflète dans le miroir lors de mon premier réveil après ces évènements …

Mon conjoint s’endort aux côtés de Brigitte BARDOT et se réveille  aux côtés de BRIGITTE FONTAINE !

Mais rappelez vous, quand ils repoussent ils sont plus beaux !








Par gwenola ROYER KERGOURLAY - Publié dans : livre1
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /2009 17:12

Chapitre 3- chimios suivantes

 

Jusque là ,çà n’avait pas été un problème, seule la chute des cheveux restait une épreuve très difficile.

Me voilà donc repartie pour ma deuxième chimio….plutôt confiante puisque ,avec la première j’avais subi « tous  les mots » prévus………..

Erreur ,après un rendez vous avec mon oncologue, je me retrouve installée pour une nouvelle injection……. 

Alors là, çà n’a pas fait un pli, j’avais pris le départ de la transatlantique à bord d’un monocoque. Je n’étais pas amarinée et le mal de mer est arrivé rapidement…………et je l’ai conservé jusqu’ à mon troisième jour de mer !
Il y a longtemps que l’ile d’Ouessant avait disparu dans mon sillage.

Pendant cette période, impossible de supporter l’odeur des oignons que l’on s’activait à faire revenir en cuisine…… pas même les fragrances  fugaces d’un parfum Lancôme  bénéficiait  de mon indulgence….J’en étais même arrivée à vouloir changer les draps en pleine nuit tellement l’odeur des médicaments que l’on m’avait administrés m’était insupportable…..

« On va peut être attendre demain matin  pour changer les draps ….. »

 

Donc ,au bout de trois jours de mal  mer, je suis de retour  avec mes petits pépins annoncés :

Tachycardie, insomnie et peau abimée avec apparition de petits boutons bizarres ……les yeux pleurent comme si j’habitais dans un village d’éplucheurs d’oignons …….je n’ai plus de salive et suis prête à boire comme un lavabo…..

 

La troisième chimio se passe de la même façon je mets, malgré tout, une journée de plus à sortir du rail d’Ouessant.

 

Heureusement je suis bien entourée et je reçois de nombreuses marques d’affection et témoignages de sympathie. Voici les plus croustillantes

 

« Avec ta maladie, si tu veux on pourra t’aider…..si tu veux qu’on te sorte …. »

Je me voyais déjà comme une très vieille  grand-mère qu’on allait sortir pour lui faire prendre l’air …….

j'avais envie de lui répondre  que j'étais encore "mobile"…. mais je n'ai rien dit…Le poids de l’éducation …….excusez moi, merci, bonjour madame ………

 

Une palme particulière pour ma boulangère qui n’en rate jamais une !

Lors de ma dernière visite ,Mme LA BOULANGERE ne tarit pas d’éloges sur mon turban et la façon dont je le fais tenir…….insistant même sur l’envie persistante qu’elle avait de pouvoir porter son turban de la même façon……..J’attendais impatiemment qu’elle me demande mon secret et là tout de go je lui aurai répondu…………….la boule à Z Madame !.......Mais je n’ai pas eu ce bonheur …..Cette fois-ci….car je suis sûre qu’elle reviendra à l’attaque !

 

C’est une spécialiste, pour mes 45 ans elle  était chargée du buffet et avait pris ma belle sœur, mon ainée de 5 ans, pour ma mère……Cricri la GLAZIK en parle encore……

   

Trêve de plaisanterie, à part ces quelques maladresses rigolotes, mes amis et mes proches m’ont bien entourée, respectant mes moments de silence et de  « mal être » occupant mes moments de « bien être ».

 

Les nausées étant moins fortes et moins fréquentes, je pouvais donc reprendre une vie normale et affronter les  regards extérieurs avec mon scalp de compétition et personne n'y voyait rien.

 

Même l’infirmière qui m’a reçu pour ma troisième chimio me regardait à la façon de CHRISTOPHE LAMBERT dans le film GREYSTOCK, vous savez l’histoire qui raconte la vie d’un gamin élevé par des singes.
Cheveux et sourcils tout lui paraissait réel !

 

Cependant la sensation de ces cheveux artificiels commence à me peser, çà gratte, c’est chaud et le foulard présente donc une alternative plus acceptable….

 

Cela dit le port de la perruque reste économique, finies les grosses notes de coiffeur …….

Les plus pointilleuses ont échangé  les visites chez JEAN LOUIS DAVID ou FRANCK PROVOST avec  un passage rapide, rinçage lustrage à « L’ELEPHANT BLEU »

 

De plus c’est la première fois que je peux rincer mes cheveux dans le lavabo tout en regardant la télé un peu comme la grand mère qui ne savait pas si elle claquait des dents puisqu’elles étaient sur la cheminée dans un verre .

 

Cela dit la perruque présente malgré tout quelques tentations de déconnade……

 

En particulier dans la queue des  magasins de meubles,  lorsqu’une bobo enceinte,  fait valoir la priorité que lui donne, de fait, son état et cherche à passer devant vous ….la tentation est grande de la saluer en soulevant ce couvre chef si particulier !

Mais vous y renoncez, vous n’avez pas envie d’enfoncer davantage son mari qui transpire comme une bête, à pousser un chariot de meubles suédois  qui va, en plus, lui pourrir son weekend parce que sa dulcinée ne va pas le lacher jusqu’à ce que tout soit monté.






 

Par gwenola ROYER KERGOURLAY - Publié dans : livre1
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  • : Le cancer du sein n’est plus une fatalité. Croyez–en mon expérience.Vous avez du temps libre entre vos différents traitements, mettez-le à profit pour vous changer les idées et communiquer avec d’autres personnes qui connaissent et comprennent votre souffrance. vous pourrez allier le plaisir de peindre, relooker son intérieur avec l’aide d’un professionnel et dialoguer entre vous. Convivialité, créativité mais surtout écoute et humour voilà le programme de mes cours.
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